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 Ce qui fut

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AuteurMessage
Shuya*Neferya
Furie de Gahtol


Nombre de messages : 379
Date d'inscription : 27/06/2006

Caractéristiques
Caractère: Sec, hypocrite.
Ennemis: Tous
Points de vie:
100/100  (100/100)

MessageSujet: Ce qui fut   Ven 25 Jan - 0:39

J'ai toujours été seule. De mon vivant, de ma mort. Antérieurement à ma venue à Gathol, je n'ai pratiquement plus de souvenirs. Je ne regrette pas. Personne ne me comprenait. Je demeurais seule avec mes idéologies rejetées. Ineptes personnages contrôlés par des entités tyranniques adulées.
J'existais, n'ayant quasiment jamais occis du fait d'une conscience inconsciente qu'il me restait, qui me dominant malgré mes furies, mes pensées macabres et vindicatives à l'égard des immondices belliqueuses ou non suivant aveuglément un roi et son armée sanguinaire prônant la justice dans la mort et les tortures ou des créatures dîtes infernales voulant semer la destruction en agissant barbarement et ne comprenant rien aux subtilités de la chose; cette inconscience qui sauva bien plus d'une personne inconsciente de me provoquer ou ne serait-ce que m'adresser la parole car même si elle me contrôlait je ne pouvais retenir mon caractère qui s'extériorisait par une aversion, une haire et un dégoût profond pour toutes choses dotées d'un minimum d'intelligence; encore que ce point a souvent été remis en question par ma personne au vu des paradoxes et inepties dont certaines formes vivantes peuvent faire preuve lorsqu'ils possèdent un quelconque pouvoir naturel ou fonctionnel ou à l'inverse lorsqu'ils n'ont rien de leur vie que des pseudo héros errants loin d'eux qu'ils vénèrent comme la Dilia en s'imaginant dans d'inaccessibles rêves qu'ils pourront un jour devenir comme eux -pauvre idéalisation d'une réalité ahurissante- ; qui pouvaient me croiser ou dont j'ai pu entendre parler dans mes piètres souvenirs qui semblaient s'effacer d'un jour à l'autre, comme un cadavre ne pouvait faire autre chose que se mouvoir et tout oublier peu de temps après dans des lambeaux de fumée obscurcissant des souvenirs ténébreux dont seuls quelques scènes subsistaient je ne sais pourquoi, des scènes d'humiliation profonde lorsque je ne pouvais agir autrement qu'en fuyant mes ennemis, ou des moments où mon inconscience ne pouvait résister à une folie et où je me revoyais me délectant de corps occis et disséqués par mes soins, me nourrissant de la chaire de ces engeances ou de leurs organes arrachés dans de sanglantes effusions que j'admirais dans des jouissances incontrôlées.
Telle je fus. Avant ce jour. J'étais trop faible pour mon Dieu. Ils étaient quatre. Quatre soldats en armure et un commandant. Ils m'ont coincée et je ne pus me défendre. Je fus prisonnière, et l'on me traîna sur la potence.
"Parjures, injures, blasphèmes envers Donblas et la Dilia, associée de Démonio, propos démoniaques, agressions multiples, entraves aux lois, crimes contre les populations, meurtres et assassinats prémédités, cannibalisme, agression et assassinat du prince, fils de notre roi. Shuya Neferya est condamnée à mort par pendaison, que son exemple mette ses semblables en garde."
Ce fut bref. La corde sèche brisa mon cou, et mon âme s'envola dans le chaos qui entoure le domaine de mon maître Démonio.
Je suis restée là, sans m'apitoyer sur mon sort, priant jour après jour le maître-Dieu. Dans ce monde, chaque seconde est une éternité, et chaque éternité est une seconde. La douleur et les tourments dévoraient mon corps. J'en faisais abstraction, toutes mes pensées allant à Démonio. J'ignore le temps écoulé par Willanjis avant que Démonio juge que mon âme puisse revenir au monde. J'ai entendu sa voix, et je fus arrachée du chaos.
Un vent glacial me gela le sang alors que mes genoux heurtèrent un sol dur. Je m'effondrai, ma tête buttant contre une informité, probablement une racine. Mes yeux n'arrivaient pas à percer les ténèbres et mes tympans ne me transmettaient aucun bruit. Ma bouche n'émettait aucun son malgré mes efforts à crier. Aveugle, sourde et muette, me dirigeant au touché, m'écorchant un peu plus à chaque mouvement, j'ai erré des jours durant, ne sachant où je me trouvais, ne sachant qui je croisais.

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Furie de Gathol
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