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 Poète humain devenu immortel ... [Hermès, Sirès]

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Ciraxs / Rukainn
Elfe Déchu
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MessageSujet: Poète humain devenu immortel ... [Hermès, Sirès]   Dim 8 Avr - 14:44

Brom ! Brom ! Brom ! Quelqu'un tappait à la porte, et me fit me réveiller en sursaut. Mon père était assis sur la seule chaise de la maison et finissait de se ronger l'ongle du pouce. Au son d'un grognement, il interrompit sa tâche et se leva pour ouvrir la porte. Un homme richement vêtu se tenait sur le seuil et entra dans la maison comme si elle était sienne.
- Sur ordre de Lord Stephen ...
- Sois gentil Hermès, lève toi et va faire un tour, ordonna mon père.
Il ne voulait pas que je sache. Je n'étais plus un enfant,j'avais 17 ans et je pouvais savoir ce qui se passait ! A regret je me levai et partit de la maison, non sans avoir pris un morceau de pain sur la table. Je voulais entendre ce qui se passait. Aussi, je restai à côté de la porte, et tendai l'oreille, un oeil rivé sur la serrure.
- Sur ordre de Lord Stephen, nous réquisitionnons ce bâtiment. Il doit être libéré dès demain, à l'aube.
Je vis mon père frémir, devenir pâle.
- Voyez vous cette corde ?, beugla-t-il. C'est la première corde que j'ai façonnée, elle est suspendue là depuis 14 ans et 2 mois.
Il alla la décrocher, et il fit le tour du nouveau venu en laissant glisser la corde sur ses épaules.
- Je ne supporterai pas qu'elle s'en décroche, continua-t-il.
Et soudain il prit les deux extrémités de la corde, et tira, tira et tira encore. La corde s'était entourée autour du cou du malheureux qui tomba, raide mort. Je ne pouvais pas le croire, je ne VOULAIS pas le croire. Mon père, un idéal pour moi, serait un meurtrier ? Je courus vers la cabane, celle que j'avais construite de mes propres mains il y a de ça 5 ans, et dans laquelle je passai la moitié de mes journées à contempler le monde extérieur. Je m'en inspirai pour écrire des chansons, comme celle-ci que j'ai écrite pour annoncer mon départ du foyer :

Père, Père, toi qui était si gentil
Te voilà à présent meurtrier.
Tu seras chassé par la Patrie,
Le roi, ainsi que ses cavaliers.

Dans cette cabane à présent je vivrai,
Dans cette cabane la nuit je rêverai
De ma mère, celle que je n'ai jamais connue,
Père je ne t'aime pas, Père je ne t'aime plus.

Au bout d'une corde tu te balanceras,
Sur la potence ta vie se finira.
Tant pis pour toi, tant pis pour toi.
Père je ne t'aime plus, Père je ne t'aime pas.

Je voulai aller la poser devant la porte de mon ancienne maison, mais un corps de soldats encadrait déjà le vestibule. On fit sortir le meurtrier qui se dirigea vers le château, sous les insultes des villageois. La potence, cette nuit, tuera de nouveau.

A présent je devais récupérer les affaires à l'intérieur de la maison. La seule chaise, la seule table, les couvertures, tout devait être pris, ou vendu. Au moment où je sortais la table de la maison pour la porter dans ma cabane, je perçus un petit rire dans mon dos. Un petit rire fémini, sans aucune méchanceté. Une fille s'appuyait contre le mur extérieur et me fixait de ses yeux marrons. Si envoûtants, si profonds qu'on pourrait passer la nuit à les comptempler. Elle était merveilleusement belle, avec ses cheveux bouclés bruns qui se balançaient le long de ses épaules. Sublime, tout simplement sublime.
- Dis moi, tu as l'air d'avoir du mal avec cette table, me souffla-t-elle.
- Mais non ! Je suis fort ! Je suis quand même capable de soulever une table, affirmai-je.
Moi qui voulait l'impressioner, ce fut pour le moins raté. Je trébuchai, et tombai sur le dos dans un bruit sourd. J'eus à peine le temps d'ouvrir mes yeux embués de larmes qu' "elle" était déjà assise, penchée sur mon visage.
- Tu n'as rien de cassé ?, s'inquiéta-t-elle.
- Non, mais j'ai juste peur que tu me fendes le coeur.
Je vis ses yeux s'adoucir, sn visage se rapprocher, encore et encore, mon coeur battre vite, de plus en plus vite, jusqu'à ce que mes lèvres se colèrent aux siennes. Un baiser de quelques secondes, qui se déroula vite, trop vite.
- Eh bien, on peut appeler ça un coup de foudre, me glissa-t-elle à l'oreille. Je m'appelle Audrey.
- Moi c'est Hermès.
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